De 1871 à nos jours

2017

L’action de l’association a permis de stabiliser les digues Nord Est et la grève de débarquement sur la digue ouest, de réparer le batardeau, et remettre en état la digue ouest. Pour permettre l’accès au chantier, les débris du corps de garde Nord-Est ont été en grande partie déblayés. Divers opérations complémentaires ont été réalisées sur l’île soit pour permettre le fonctionnement des chantiers bénévoles, soit pour assurer la sécurité.

Le corps de garde en 2017

2015

La digue du port a disparue, engloutie par les tempêtes, deux énormes brèches coupent la digue sud,  le mole est quasiment détruit, et le batardeau à l’entrée du port a littéralement disparu.
Depuis 2009, l’association intervient pour endiguer la disparition du bâtiment. Le batardeau a été sauvé in extremis, les digues reprennent petit à petit de la consistance et de la résistance. Les gros ouvrages comme la digue du port, le môle ou les tours nécessitent des interventions très lourdes qui ne sont pas accessibles à l’association à l’heure actuelle, mais figurent dans nos objectifs. Nous avons besoin de votre aide pour continuer cette tache monumentale…
Vue aérienne de l'ile du large en septembre 2015

Vue aérienne de l’île du large en septembre 2015 (coll. AAILSM)

Les deux brèches de la digue sud se sont agrandies, des blocs de plus de 200 kg ont été jetées dans la douve.

Brèche dans la digue sud en 2007

Brèche dans la digue sud en 2007

Les années 70 et 80

Dans les années 80, il n’y a plus d’entretien sur l’île, elle n’est pas encore interdite au public, mais les dégradations s’étendent régulièrement, notamment les brèches sur la digue sud.

La digue sud en 1985

La digue sud en 1985 (coll. E Thin)

Un fait divers a laissé une trace encore visible sur la plage de galets au nord est de l’île : en novembre 1978, le « Beau rivage » un chalutier basé au havre chargé de coquilles saint -jacques s’échoue par gros temps sur l’île. L’équipage s’en sort indemne, mais l’épave du bateau restera sur place, visible depuis la cote,  jusqu’à sa disparition, happée par la mer. Il reste sur place un moteur et un treuil, derniers vestiges de cette mésaventure.

Vestiges du chalutier beau rivage échoué sur l'île en 1978

Vestiges du chalutier beau rivage échoué sur l’île du large en 1978

L’après guerre

Après la guerre, l’île est principalement fréquentée par des plaisanciers, et quelques aventuriers, certains y cherchent des trésors. L’entretien est abandonné et les dégradations commencent à apparaître, en plus des destructions liées à la deuxième guerre mondiale. Le batardeau et le môle sont encore debout, pour une quinzaine d’années…

L'ile du large en 1956

L’île du large en 1956 (carte postale, coll. AAILSM)

La première terre libérée lors du débarquement en Normandie

Le 6 juin 1944, à 4h30, un commando composé des  Sergent Harvey S.Olson, Thomas C.Killeran, sergeant John W.Zanders et du Caporal Melvin F.Kenzie aborde les îles en nageant, armé de simples couteaux. Il n’y trouvèrent ni canons, ni soldats, et purent baliser le terrain pour permettre le débarquement d’un détachement de 132 hommes des 4ème et groupes de cavalerie, sous le commandement du lieutenant-colonel Edward C.Dunn.

A 5h30, le détachement était débarqué, et les îles occupées, mais les mines antipersonnel posées par les allemands le long des grèves  blessent ou tuent 19 soldats. Ces quatre éclaireurs firent des îles Saint-Marcouf la première terre libérée, lors du débarquement.

Harvey S.Olson avait 23 ans lorsqu’il a, le premier, posé le pied sur le sol de l’île du Large, le 6 juin 1944, ils est décédé en 1982. Il a obtenu de nombreuses décorations militaires et distinctions (dont la Silver Star reçue des mains du Général Lawton Collins en 1944, et la reconnaissance du Président George W.Bush, en 2000).

Pour en savoir plus :  Opération Saint-Marcouf 6 juin 1944 l’opération racontée par les vétérans (video Youtube, cricq14v, 2012)

Tirs d'obus sur le rempart bastionné

Traces des tirs d’obus sur le rempart bastionné

En 1944, l’île fait l’objet de tirs d’obus depuis les batteries d’artillerie à terre (Azeville, Saint Marcouf) , qui laissent des traces indélébiles. Le corps de garde au fond du port est complètement détruit, les remparts portent encore les traces des tirs d’obus. A l’intérieur de l’île, on voit encore derrière les bâtiments sémaphoriques les stigmates de la bataille, des impacts de balles sur les murs.

Moteur de messerchmidt 109 sur l'île du large

Un moteur de Messerschmidt 109 dans les décombres d’une tour du fort

A l’intérieur du fort, un moteur de Messerschmidt 109 gît parmi les décombres d’une des deux tours. On ne sait pas vraiment comment il est arrivé là, l’hypothèse la plus probable est qu’un avion aurait été abattu au dessus des îles, et que le moteur serait tombé à cet endroit. Des plongeurs de la région racontent avoir vu une carlingue d’avion près de l’île de terre. Cela nécessite un confirmation par des historiens à partir des archives des armées.

2016-08-26-decouverte-journal

Les petits déchets aspirés dans les ventilations de la poudrière révèlent des surprises étonnantes…

Durant les chantiers 2016, nous avons découvert à l’intérieur des conduits de ventilation de la poudrière des fragments de journaux et des pièces métalliques. Après examen, les fragments proviennent d’un exemplaire du journal de propagande allemand Volkische Beobachter daté du 18 avril 1944, soit quelques semaines seulement avant le débarquement. D’autres fragments proviennent d’un journal américain encore non identifié. Les petites pièces métalliques retrouvés ont été identifiées comme des goupilles provenant de mines antipersonnel allemandes. En effet, les allemands n’avaient pas occupé l’île mais l’avaient parsemé de mines, qui ont fait de nombreux blessés parmi les soldats américains qui ont mis le pied sur l’île.

Toujours en 2016, une baïonnette américaine a été retrouvée au pied de la poudrière. Elle pourrait avoir appartenu au commando Olson, ou aux soldats qui sont venus ensuite pour déminer l’île. C’est un témoignage poignant d’histoire du débarquement allié. Nous avons regroupé l’ensemble des informations collectées sur le sujet dans un document diffusé en 2017 téléchargeable iciBaïonnette américaine trouvée sur l'île en 2016

Au début du XXe siècle

Dans les années 30, l’île est encore entretenue et fréquentée. Le sémaphore a fermé, mais les deux tours du phare sont en place, l’une d’entre elles héberge le phare de l’île. Les tours disparaîtront ensuite, l’une minée, l’autre démolie par l’administration du fait des dégradations du bâtiment, il était déjà trop coûteux de la réparer.

Phare St Marcouf 1931 – photo Mr Gausserès

Le port de l'ile du large en 1907

Le port en 1907 (image colorisée à partir d’une carte postale, coll. E. Dragee)

Le port à marée basse en 1907, le corps de garde est encore en place (il a été détruit lors de la deuxième guerre mondiale), le batardeau à l’entrée du port est intact, de même que le môle, et l’escalier. Le digue ouest et la digue du port protègent efficacement les bateaux qui font halte. une petite maison se dresse sur la digue ouest. Tout cela a disparu depuis…

 

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