Consultation publique : soutenez le projet de l’association

L’avenir de l’île du Large se joue en ce moment. La DREAL Normandie – la direction régionale du Ministère de l’Environnement- a préparé un projet de texte réglementant la protection de l’île du Large, sous la forme d’un « arrêté de biotope ».

Ce projet durcit notablement les conditions d’accès, renforce ou instaure nombre d’interdictions nouvelles en s’appuyant sur un rapport technique et juridique dont certains points sont contestables.

Appliqué tel quel, il signerait l’arrêt de mort du projet de l’association, qui vise à rouvrir le site au public et en restaurer les constructions, désormais classées Monument Historique.

Une consultation publique a été lancée sur le site de la DREAL Normandie afin de recueillir l’avis des citoyens. Initialement prévue du 10 au 28 octobre, elle a été prolongée à notre demande, relayée par des élus, jusqu’au 30 novembre inclus sur le site de la DREAL Normandie.

Depuis 15 ans, nous défendons l’idée qu’il est possible de concilier nature et environnement sur l’île du Large.

Depuis le démarrage des travaux, en 2009, nous avons réussi à sauver des constructions essentielles sur l’île, puis à faire reconnaître son intérêt patrimonial avec un classement Monument Historique obtenu en un temps exceptionnellement court en 2017.

Nous avons également montré qu’il était possible de faire beaucoup avec peu de moyens, et que nous étions en mesure de lever des financements privés conséquents alors même que les financements publics se tarissent.

Nous avons relancé l’intérêt des élus locaux pour ce patrimoine local exceptionnel. Nombre d’entre eux, malgré des horizons politiques différents soutiennent aujourd’hui notre vision.

Ce projet d’arrêté de la DREAL est un élément déterminant de l’avenir de l’île du Large, aussi nous invitons tous celles et ceux qui soutiennent notre projet à exprimer leur point de vue, en évitant les excès qui desserviraient le propos.

Pour mobiliser aussi largement que possible les partisans d’une réouverture au public et d’une restauration de l’île, nous avons donc préparé un texte qu’il vous suffira de copier-coller pour le transmettre par courriel à l’adresse de la consultation, et à faire circuler auprès de vos contacts et, si vous le voulez bien, en mettant en copie l’adresse de notre association.

Avec le conseil d’administration des Amis de l’île du Large et tous les bénévoles engagés depuis quinze ans dans la sauvegarde de cette île, nous comptons sur vous pour que notre position soit massivement communiquée à la DREAL, en charge de cette consultation publique, et dont dépend l’avenir de l’île du Large.

Proposition de réponse à adresser à la DREAL par courriel

Destinataire du courriel : bben.srn.dreal-normandie@developpement-durable.gouv.fr

Copie : association Les Amis de l’île du Large

Objet : Projet d’arrêté préfectoral portant protection de biotope des îles Saint-Marcouf

Dans le cadre de la consultation du projet d’arrêté préfectoral de protection de biotope portant sur les deux îles de l’archipel, l’île de terre et l’île du Large je tiens à vous faire part des observations suivantes :

 – Le projet d’arrêté amalgame abusivement l’île de Terre, qui est une réserve ornithologique, et l’île du Large qui ne l’est pas, mais abrite un patrimoine bâti remarquable classé « Monument Historique » au niveau national et susceptible d’être inscrit à la liste du patrimoine Mondial, comme site du Débarquement.

 – Il s’appuie sur une lecture partiale des textes réglementaires de protection de l’environnement, d’une part, et, d’autre part, sur des études scientifiques dont l’objectivité est contestable, car elles sont en grande partie réalisées par une association qui s’oppose systématiquement à nos projets et qui vise à étendre la réserve de l’île de Terre à l’île du Large.

 – Appliqué tel qu’il est rédigé, ce projet d’arrêté rendrait quasi impossible la conservation et la restauration des constructions de l’île, justifiées par le classement et par l’état de dégradation due à l’abandon par l’État. Les différentes restrictions d’accès envisagées ne permettront pas de mener à bien les travaux nécessaires, ne laissant que les mois d’août et septembre, alors que les conditions de météo sont ensuite beaucoup plus aléatoires.

 – Il entérine et renforce l’interdiction d’accès du public à l’île, interdiction initialement prise pour des raisons de sécurité et non de protection des oiseaux, alors que le public attend au contraire de pouvoir à nouveau découvrir ou redécouvrir ce patrimoine unique dans toute la Manche-Est et de participer à sa conservation.

 – Il écarte les possibilités de cohabitation d’un projet d’ouverture au public et de préservation de l’avifaune et de la flore, alors que de nombreux exemples de ce type existent sur différents sites en France et à l’étranger.

En conclusion, il vaudrait mieux permettre au public de s’approprier cette île et de s’investir dans la sauvegarde de ce patrimoine autant historique que naturel, plutôt que de l’en éloigner. Je m’oppose donc au texte proposé, et demande à ce qu’il soit réexaminé avec l’ensemble des acteurs concernés par l’avenir de l’île.

(votre nom et prénom)

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