Les défis techniques des chantiers

Le projet de l’association se heurte à de nombreuses difficultés qui ne sont pas qu’administratives et financières. Le contexte particulier dans lequel il est mis en œuvre rend beaucoup plus complexe tout ce qui est simple à terre. Et ainsi chaque chose devient un défi logistique à relever.

Depuis sa création, l’organisation progresse chaque année, permettant de poursuivre les travaux de restauration et d’apporter des solutions nouvelles. Mais il reste encore beaucoup à faire et il nous faut de nouvelles compétences et ressources dans divers domaines.

Vous disposez peut être de ces compétences, ou de ressources techniques qui répondent à nos besoins… si vous souhaitez nous aider, contactez-nous.

Reconstruire en milieu marin

Chaque pierre reposée sur l’île est une petite victoire sur le temps et les éléments. La météo, la marée, le sel, la taille des pierres, l’accessibilité des lieux d’intervention sur l’île, le respect des constructions et des techniques sont une source permanente de défis à relever pour les intervenants. Il y a donc une quantité de corps de métiers qui peuvent apporter de l’aide à l’association, en voici quelques exemples :

– menuiserie : pour la réfection de portes sur les bâtiments, de divers mobiliers dans la poudrière

– charpente : pour la réalisation de la charpente des bâtiments à rénover

– conception et réalisation métallique : passerelle et échelles d’accès métalliques

– maçonnerie : inutile de préciser, c’est au cœur du projet, la technique utilisée est principalement la chaux.

– toiture et couverture : la réfection programmée des bâtiments sémaphoriques impliquera de reprendre les toitures

Le môle en 2013

Déplacer de gros blocs de pierres sans moyens de levage lourd

Les fortifications de l’île sont construites à base de blocs de granit qui peuvent atteindre une tonne. A de nombreux endroits, ces blocs sont dispersés, au sol ou dans l’eau. La reconstruction des digues passe par la manutention de ces blocs, qui implique une logistique mécanisée dont nous ne disposons pas actuellement. Nous utilisons des treuils électriques, palans, trépieds, rails et rouleaux pour déplacer des blocs. Pour sortir des pierres de l’eau, nous utilisons le concours de plongeurs qui sanglent les blocs qui sont ensuite hissés sur un radeau flottant équipé d’un trépied. Une partie des travaux prévus au programme ne sera pas réalisée par des bénévoles car elle implique un logistique et une technicité inaccessibles, mais de nombreuses opérations seraient grandement facilitées par la présence de moyens de levage et de déplacement mécanisés. Cela reste complexe car apporter une grue ou une minipelle sur une île sans accès plat n’est pas chose aisée. C’est pourtant un défi qu’il faudra relever pour avancer dans les travaux. Si vous avez d’une façon ou d’une autre un moyen de nous y aider, contactez-nous.

Manutention de blocs de pierre

Extraire les pierres du môle

Les pierres du môle sont tombées progressivement dans le port, elles pèsent de quelques kilogrammes à environ 200 kg, et sont noyées dans la vase. D’autre part, elles sont tombées dans l’ordre inverse de celui de leur future repose, il faut donc d’abord les sortir pour accéder à celles du bas, qui se situent au dessous. Ces opérations nécessitent de mettre en place des méthodes appropriées et spécifiques. Nous avons imaginé réaliser un radeau pour l’extraction des pierres, préalablement élinguées par des plongeurs.  Le radeau n’a pas encore été construit, il faut repenser sa conception pour assurer son équilibre en charge Quant aux opérations de plongée et d’élingage, elles doivent être coordonnées avec le reste des travaux et la manutention des pierres sorties de l’eau doit avoir trouvé une solution.

Le môle à marée basse

Accéder à l’autonomie en eau

Elle est évidement nécessaire, tant pour la vie des bénévoles que pour la maçonnerie. Les chantiers d’été accueillent jusqu’à une vingtaine de personnes par semaine. L’eau qui est consommée est livrée en bouteille avec l’alimentation, l’eau pour la toilette est livrée par des bateaux bénévoles dans des bidons et citernes, puis stockée dans 5 conteneurs de 1000 L. L’eau de mer est utilisée pour différents usages : douche (avec un shampoing spécial), vaisselle, préparation de la chaux (pour les maçonneries exposées au contact de la mer uniquement). Cet approvisionnement est lourd à gérer et fragile : si les livraisons ne peuvent avoir lieu du fait d’une météo défavorable, le stock peut s’amenuiser. Pourtant , il y a bien de l’eau dans l’île, qui a abrité une garnison de 200 personnes au XIXe siècle. Un puits alimente une citerne enterrée sous le fort, mais l’eau est fortement contaminée par les nitrates et les bactéries, probablement du fait de la présence importante des déjections d’oiseaux, elle est donc impropre à toute utilisation. L’eau de pluie pourrait également être utilisée, la région a la réputation d’être pluvieuse… mais il est indispensable de pouvoir la conserver et la traiter. Nous avons commencé à étudier les diverses possibilités d’exploitation de cette eau : le puits doit être vidé 3 fois pour étudier ensuite la qualité de l’eau,  mais aucune amélioration n’a été constatée, l’eau reste vraiment impropre à l’utilisation. Nous poursuivons donc la méthode de stockage d’eau acheminée depuis la terre. 6000 d’eau sont répartis dans des cuves avec un système de distribution. Chaque chantier en consomme entre 1000 et 1500, aussi devons-nous approvisionner au moins deux fois dans l’été.

Là encore, il est nécessaire de disposer de compétences techniques pointues dans le domaine pour apporter les solutions les plus adaptées et respectueuses de l’environnement. Nous sommes à la recherche de toute compétence en matière de traitement de l’eau, assainissement naturel pourrait nous aider à progresser en la matière.

La gestion de l'eau

 

Communiquer efficacement sur le projet de l’association

Infographie

Le fonctionnement de l’association repose sur différents supports de communication : plaquettes d’information, affiches événementielles. Nous recherchons la collaboration d’infographistes pour participer à la production de ces supports

Webdesign

L’association est présente sur plusieurs média internet : ce site, facebook, Twitter. La maquette du site et une partie de ses contenus doivent être réactualisés, nous recherchons donc l’appui d’un webdesigner professionnel et .. disponible !  Les compétences sous WordPress sont les bienvenues, puisque c’est le moteur du site de l’association.

Modélisation et impression 3D

Nous souhaiterions pouvoir travailler et communiquer avec des représentations 3D de l’île et de ses bâtiments, un joli projet en perspective un passionné de 3D, ou un professionnel prêt à nous faire profiter de ses compétences… Une première esquisse a été réalisée en utilisant un outil accessible au grand public : Sketchup, il a permis d’entrevoir tout ce qui pourrait être réalisé en la matière. Les pistes sont variées : un film d’animation présentant l’île à différentes époques, un système de réalité virtuelle permettant de visiter l’île virtuellement, des maquettes 3D de l’île…

Simulation 3D Saint Marcouf

– Vidéo, prise de vue aérienne

Prise de vue par drone

La communication de l’association devrait dorénavant s’appuyer sur des média modernes comme la vidéo, qui est encore très peu exploitée, faute de temps et de compétences spécifiques. Nous sommes preneurs de compétences pour la réalisation de films documentaires sur les chantiers et l’histoire de l’île, et pour tout ce qui concerne les prises de vue aérienne, par avion, hélicoptère cerf volant ou drone.

Structurer l’organisation et la logistique

Transport

Chaque chantier nécessite le transport des bénévoles, de divers matériels et provisions sur l’île. Cette opération est réalisée au moyen d’un réseau de bénévoles qui disposent d’un bateau et sont prêts à effectuer une ou plusieurs rotations. Plus il y aura de bateaux disponibles, moins la question du transport vers les chantiers sera un problème. Les participants peuvent défiscaliser les frais de carburant et d’utilisation de leur bateau dans le cadre de l’activité de l’association.

Retour de chantier en 2015

Alimentation et cuisine

Pour chaque chantier, nous intégrons désormais une personne qui est chargée de la cuisine, en lien avec les bénévoles. Elle a la charge d’organiser et réaliser les 3 repas quotidiens durant un chantier. Elle choisit la composition des repas qu’il préparera pour les bénévoles dans le cadre du budget alloué et des moyens techniques disponibles. Actuellement, il n’y a pas encore de système de conservation des aliments, c’est en projet pour 2016. Même si les conditions techniques se sont améliorées depuis deux ans, on peut considérer que c’est un vrai défi … mais c’est aussi un cadre original pour s’adonner à sa passion de la cuisine et faire profiter les bénévoles de ses talents…

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